Anaïs ! Anaïs ! Philosophe existentielle ? Artiste farfelue ? Anglophone acharnée ? Lunophile en apesanteur ? Cirquophile dangereuse ? Bohème insouciante ? Fille venue d'ailleurs ?
Seulement Anaïs, la fille partie se faire tourner la tête de l'autre coté du monde, au risque d'être prise de vertige... Seulement Anaïs, la fille qui me manque pour tout ce qu'elle est, pour tout ce qu'elle dit, pour tout ses silences, ses absences, ses sourires même celui de dépression qui colle à la peau, comme le chanterais Louise Attaque. Anaïs, qui grandit. A qui l'on a pu faire mal sans le vouloir vraiment, parce que c'est comme ça, qu'on y peut rien. Même moi je suis coupable, en n'étant pas assez présent pour elle... Anaïs avec qui je ne peux plus pour l'instant discuter sauvagement sur les cours de philosophie qui font tourner la tête à plus d'uns mais qui me nourissent au possible. Anaïs qui ne peut plus pour l'instant me remettre en question, me chambouler la tête en prononcant quelques mots. Anaïs avec qui je ne peux plus pour l'instant rire, déprimer, chanter. Anaïs que je ne peux plus pour l'instant prendre dans mes bras. Anaïs qui n'est plus là pour l'instant pour boire de la vodka en racontant des imbécilités auquels on croit dur comme fer...
Seulement Anaïs que j'attends impatiement pour refaire le monde en quelques nuits. Au moins, on va avoir du boulot, les choses empirent de jours en jours !!!




