Je ne sais pas pourquoi je vais encore chercher leurs visages : je sais qu'ils ne sont plus là, je sais que je vais avoir mal de ne pas les voir, mais je ne peux pas faire autrement, j'y vais.
Ils ne sont plus là.
Je ne sais pas pourquoi je vais encore chercher leurs visages : je sais qu'ils ne sont plus là, je sais que je vais avoir mal de ne pas les voir, mais je ne peux pas faire autrement, j'y vais.
Ils ne sont plus là.
-
Paroles
Je dis vague
d'un certain air
perdu
et le vide de l'ennui
se défile
en bobines éléctriques
L'eau est une très bonne conductrice /
|| Trois petits tours ||
|| de nuit ||
|| dans un chateau de verre ||
Je dis paraît
semblant de limpidité
nu
et la peur du sang
s'écoule
en tâches lumineuses
L'eau est une très bonne conductrice /
Là haut
tout là haut
je me souviens
même si
certes
J'
a
v
a
i
s
MAL
a
u
CRANE
toutes les évidences
s'éventraient
le long de mes
lèvres
C'est pourquoi la nuit je me divise dans ce
liquide amer pour plonger au choeur des lueurs
non-naturelles / Là où se trouve le sens des derniers battements.
-
" Je ne sais pas s'il y a une vie après la mort, mais je suis certaine qu'après la vie, il y a la mort"
La déclaration de madame ***** a déclenché un chaos au sein du rêve occidental : pour la première fois la voix du reste s'est levée contre l'endiguement sanguin. On dit même qu'après avoir fait sauter la bombe, la tête de madame ***** s'est retrouvée fragmentée en une dizaine de petites langues acides qui se sont jetées à la gorge des vieux barbus...
Des toutes petites langues acide
Si des lentes complaintes ne restent plus que
Si décidément des toutes petites langues acides
Alors, il ne reste plus qu'à dire
Il n'a rien répondu, il s'est signé, a regardé le cie d'un air triste et a aposé son paraphe dans un coin nuageux
(TRISTE CONCLUSION OÙ EN VIENT
LE POÈTE : il n'y a plus que
ça qui reste, ce petit bout
de flamme léchant le ciel dans
une lumière bleutée...)
-
Très sec
-
trop de choses
dîtes
et perdues
sur le bord
d'un sein
pendu
à mes lèvres
/ Rien ne sert d'entendre ce qui reste à nos peaux suantes /
Collée
là
contre moi
contretemps
contre émoi
contrechant lointain
Le vois tu l'écho qui se tend
Pour signifier ta perte ?
/ Je n'ai pas oublié nos deux corps arrêtés par le silence /
Scotchée
bas
en moi
entente
brève
mais vivante
trop de choses
écrites
et perdues
sur les flancs d'un
coeur
pendu
à ma corde
Le vois-tu l'écho qui s'étend
Pour signifier ta fin ?
-
Reconnaissance ?
Si pâle Si maigre Il se perd dans
la pente tant attendue Sa peau
perle et ses mains arrachent
des cris à la pénombre Il ne
distingue ni la douleur ni les
ondes épileptiques Abandonné Il
se réfugie dans la force étrangère
Lui donne tout ce que l'on peut encore
donner lorsque l'on s'adonne aux
descentes non-définitives (pour ainsi
dire éphemères) Laisse s'échapper
de ses lèvres le secret primitif
Celui qui le rend si pâle si maigre
Celui qui ronge son être Mais
qui enfin se libère et laisse son
corps en flottaison dans une atmosphère
intime.
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